Hall Brise Flamme Denbarg Maître Erudit


Inscrit le : 11 Mai 2005 Messages : 473 Localisation : bouhhouhouh ! (l'Oise) Emploi : animateur point cyb Loisirs : JDR !
| Sujet: chronique d'un jeune nain Mer 8 Juin - 16:27 | |
| Extrait des Mémoires d’un vieux nain, par Groni « Hache Brisée » Denbarg
J’étais alors bien jeune, même pour un nain la première fois que je vis Karak Dron, je n’étais à l’époque qu’un enfant et j’accompagnais mon père au chevet de son frère mourant. L’oncle Grimnir avait été un grand guerrier et désirais finir dignement sa vie en partant vers le sud dans un ultime voyage à la reconquête des citadelles naines perdues. Le mal qui le rongeait n’était pas digne du grand guerrier qu’il était. Un nain pouvait presque tout endurer, des blessures faites au combat à l’amputation d’un œil ou d’un membre, en passant par la faim, la torture ou la gueule de bois. Mais que pouvait-il faire contre la maladie qui l’affaiblissait...
Mon père et l’oncle Grimnir s’étaient donnés rendez-vous à la citadelle tonnerre pour se faire leurs adieux, s’étais là qu’il avait vécu une partie de leur enfance, et bien que ma mère rechignait à ce que j’effectue à mon âge, ce long voyage. Mon père avait insisté pour que je l’accompagne. Encore aujourd’hui je ne sait si s’était pour faire mes adieux au vieil oncle ou si s’était pour me faire découvrir Karak Dron...
Nous sommes arrivés par la voie ouest de la citadelle. S’était un petit chemin qui serpentait dans la montagne à partir de Bruisseldorf, une petite bourgade humaine qui débordait de vie et qui déjà à cette époque présentait tout les signes d’une petite ville en devenir, les liens commerciaux qu’entretenait les humains avec les nains de Karak Dron n’avait de cesse de faire grossir la ville, attirant toujours plus de marchands venant faire fortune, de colons cherchant la protection des nains, mais aussi de voleurs, de roublard et tous ce que la vie peut réserver de pire dans l’humanité.
Nous nous sommes arrêtés à peine une heure dans une des nombreuses tavernes de la ville, le temps pour mon père de goûter aux dernières nouvelles autour d’une bonne pinte. Puis nous avons suivit pendant une bonne demi-journée, la voie ouest, surnommé par les humains : le chemin des dalles. En effet, cette route qui avait été à l’origine qu’un simple chemin de terre reliant la bourgade à la citadelle, avait était refaite et daller avec un ingénieux système anti-dérapant permettant aux charrettes de circuler même par temps de pluie sur ces pentes. Certain plats qui avaient été aménagé ou creusé directement dans la roche pour permettre aux animaux de se reposer le long de cette interminable ascension, servaient plus aux marchands de lieux d’échange ou de tractation avant l’arrivée à la forteresse.
C’est peu de temps après que mon père se soit arrêté pour discuter avec un de ses amis d’enfance qu’il n’avait pas revue depuis bien des années, que nous sommes arrivés à l’entrée du royaume de Karak Dron. Mon père ne m’avait rien dit et ma surprise fut grande lorsque je vis ces deux statues imposantes représentants de fière guerriers nains appuyés l’un sur sa hache, l’autre sur son marteau. Ces deux colosses mesuraient facilement 15 m de haut et étaient situés de part et d’autre de la voie. Je frissonnais devant le sentiment de fierté et de puissance que la simple vue de ces deux statues provoquait en moi. Après être sortie de mes rêveries je me permis de demander à mon père, pourquoi avait-on délimité le royaume de Karak Dron ainsi. Mon père resta d’abords silencieux puis m’expliqua calmement qu’il était parfois inévitable de rappeler aux humains que leur justice prend fin dans ces montagnes. Je ne compris pas vraiment à l’époque de quoi pouvez bien parler mon père. Ce fut que bien plus tard que j’appris que part le passer, un noble humain avait pourchassé un hors la loi jusque dans ces montagnes et l’avait violemment arraché aux mains d’une patrouille de deux nains qui passait par là et à qui il avait demandé asile. Fou de colère les nains qui avaient été sérieusement pris à partie par les soldats humains menèrent une expédition sur les territoires du nobles et jusqu’aux geôles de son château où ils repartirent avec le dit hors-la-loi. Celui-ci devint alors ami des nains et par la suite rendit de nombreux services à notre peuple...
L’explication de mon père fut toutefois interrompue par un sergent et ses hommes qui passait au crible le contenu des chariots et des sacs de cette interminable file d’attente qui menait à la citadelle. L’inspection ne dura pas longtemps car nous étions à pied et nous n’avions qu’une seule mule qui transportait nos affaires.
La route était maintenant un peu plus abrupte et les chariots chargés de leurs lourdes marchandises peinaient un peu plus. J’imaginais bien quelle devait être les difficultés qu’avait du représenter ce chemin avant l’installation de ces dalles, par temps de pluie il devait être tout bonnement impraticable...
La fin de journée approchée et déjà la lumière se faisait timide lorsque nous somme arrivée sur un énorme plateau. La perspective était étrange, devant nous se trouver une énorme place pavée où fourmillait une multitude de marchands, de colporteurs en tout genre, à qui se mêlait des acheteurs, des prospecteurs et des nains. L’image de fond de ce curieux tableau était un bastion fait d’énormes pierres ancrées dans la roche, l’entrée se faisait par une énorme tour carrée auquel était accolé deux autres tours rondes un peu plus petite. Des Nains faisait les cents pas sur ces hautes murailles, scrutant la place à la recherche de tout événement inhabituel.
Mais le calme qui régnait malgré toute cette effervescence, était à la fois du aux respects qu’imposait les lieux et le sentiment d’être tout petit devant la taille imposante des montagnes et de ces épaisses murailles qui était à l’épreuve d’une horde de géant.
Nous avons avancé à travers ce dédale de tentes et d’échoppes pour atteindre l’entrée du bastion. Arrivée à ses pieds il paraissait encore plus impressionnant. Deux énormes portes de bronze dans lequel était sculpté une scène de bataille en barré le passage dès la nuit tombé. Les gardes étaient lourdement armée et tous vêtus de côtes de mailles et de plaques de fer. Ils examinaient attentivement tous nouveaux venus. Rare étaient les humains qui pouvaient passer, à moins d’avoir une autorisation.
A peine étions-nous passés, que le commandent du fortin donna l’ordre à ses hommes de fermer pour la nuit. Dans un grand bruit de chaîne, l’immense herse commença à descendre lentement, pendant que de complexes machineries faisaient fermer les lourdes portes de bronze. Leur poids devait être énorme, si bien que ces machineries personne n’aurait pu les ouvrir. Sans conteste une des nombreuses subtilités de mon peuple. Lorsqu’il faut faire face, nous restons sur place, quitte à détruire notre œuvre que de voir l’ennemi entré.
Le bastion était au final plus petit que ce que j’avais imaginé depuis l’extérieur. Il comportait en plus de la porte d’entrée et des deux tours, une écurie, un baraquement pour les gardes, une petite échauguette qui servait de magasin, et une autre qui servait d’armurerie. Le mur du fond n’était autre qu’une partie de la montagne dans lequel était creusé un large tunnel qui descendait dans les profondeur de la montagne, étrangement aucune porte, aucune grille n’en fermait l’accès. Je me permis de faire la remarque à mon père, qui se mit à rire et m’expliqua que certaines choses étaient parfois bien plus efficaces pour arrêter une armée que la plus résistante des portes... Le côté droit du bastion donner également sur une paroi rocheuse où avait été creusé une autre porte munie également d’une lourde herse. Celle-ci donnait sur un petit perron d’où partait un pont en direction de l’imposante falaise, enjambant un énorme précipice de plusieurs centaines de mètre.
Je ne voyais pas grand-chose à ce qu’il y avait de l’autre côté du pont, la nuit enrobée de son manteau le ciel couleur bleu étoilé. Mais à mi chemin je finis par distinguer l’autre extrémité du pont. Un chemin dallé s’enfonçait de nouveau entre 2 pics rocheux. Mon père désigna alors du doigt un pan de la falaise en face de nous. En cherchant quelques instants je finit par voir ce qu’il voulait me montrer. Un plateau situé plus haut sur notre droite, sur lequel se dressait un énorme édifice en pierre. Je ne l’aurais pas remarqué, et ce même en pleine journée tant sa structure se confondait avec la roche. Pourtant en y prêtant plus attention on pouvait distinguer de nombreuses lumières s’en échappant...
...à suivre _________________ Hall "BriseFlamme" Denbarg, Que Grimnir pourfande tes ennemis et terrasse leurs amis ! Tout comme la bierre coule à flot, et jamais vide le pot ! |
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Xathos Maître Erudit


  Age : 28 Inscrit le : 21 Mai 2005 Messages : 1234 Localisation : Quelque part sur le Vieux Monde Emploi : Dilettante Loisirs : Manipuler, intriguer, comploter Feuille de personnage Nom: Race: Expérience:
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| Sujet: Re: chronique d'un jeune nain Mar 2 Aoû - 17:14 | |
| La suite!!!! La suite!!!!!  _________________ Le temps des mortels touche à sa fin... |
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