Xathos Maître Erudit


  Age : 28 Inscrit le : 21 Mai 2005 Messages : 1310 Localisation : Quelque part sur le Vieux Monde Emploi : Dilettante Loisirs : Manipuler, intriguer, comploter Feuille de personnage Nom: Race: Expérience:
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| Sujet: La Cité du Loup Blanc Jeu 8 Sep - 18:12 | |
| La Cité du Loup Blanc Lorsque le Genre Humain se multiplia et se dispersa à travers le territoire qui serait un jour connu en tant qu'Empire, il adora deux dieux plus que les autres. C'est la Manière qu'ont les Humains de ne penser qu'aux problèmes immédiats, à la fois dans leur travail et dans leur foi. Aussi leur dévotion allait entièrement à Taal, Dieu des Lieux Sauvages et à son frère cadet Ulric, Dieu des Loups et de l'Hiver. Les deux dieux gagnaient de nombreux adorateurs et beaucoup de temples furent construits à leur gloire. Cependant Ulric était préoccupé. Lorsqu'il rôdait dans les forêts sous l'apparence d'un loup ou parcourait les collines sous la forme du vent glacé du nord, il lui semblait de plus en plus que son frère le devançait en tout. Il rendit visite à Taal dans son palais de la montagne et lui parla de ses préoccupations. «Frère,» dit Ulric, «nous sommes tous deux des dieux puissants ; nous avons tous deux de nombreux adorateurs à travers le monde et nous sommes tous deux craints et vénérés, comme nous devons l'être. Cependant je sens que j'ai moins de renommée que toi.» Taal se pencha en avant, son habituel froncement de sourcils s'accentua avec intérêt. «Pourquoi donc, frère ?» demanda-t-il, et sa voix était comme le vent dans les arbres. «Tu as ton propre royaume,» répliqua Ulric, «chaque lieu sauvage t'appartient. Mon royaume disparaît bien avant que je sois assez fort pour le protéger.» «Mais,» riposta Taal, «tu possèdes mon royaume pendant presque la moitié de l'année, et ni moi ni aucun autre dieu ne peut bannir tes hivers de son pays. N'est-ce pas assez ?» «Mais même au plus profond de l'hiver, je suis soumis à ta domination,» dit Ulric. «Mes loups n'ont pour proie que les faibles et les vieux parmi tes animaux, et mes neiges ne gèlent que les plus petites de tes rivières. II n'y a aucun endroit qui soit à moi tout le temps ; à l'arrivée de chaque printemps je reste sans rien.» «Alors qu'est-ce qui te ferait plaisir ?» demanda Taal. «Tu ne peux compter plonger le monde dans un hiver sans fin, sous le prétexte que cela te rendrait plus grand que tous les dieux.» Ulric resta plongé dans ses pensées quelque temps, et le palais de la montagne de Taal fut recouvert de nuages de tempête chargés de neige. «Je voudrais un lieu,» dit-il enfin, «un lieu où je puisse fonder le plus grand de mes temples et où mes fidèles puissent venir me trouver même au plus chaud de l'été. Comme tu es mon frère, je pense que je peux te le demander, et je suis sûr que tu ne trouveras pas cela exagéré.» Taal réfléchit un moment, puis se tourna vers son frère. «Parce que tu es mon frère,» dit-il, «je vais te donner un tel lieu. Mais j'y mettrai certaines conditions.» «Premièrement, c'est moi qui choisirai ce lieu. Parce que tu es mon frère, je choisi¬rai un endroit nous convenant à tous les deux, mais une fois que j'aurai choisi, tu devras accepter ce choix.» «Deuxièmement, tu devras accepter que les hivers n'y soient n'y plus longs ni plus rigoureux que dans le reste du pays ; bien que ce soit le centre de ton culte, il devra encore se trouver dans mon royaume, et ne devra pas entre tes mains souffrir plus que le reste.» «Troisièmement, tu devras te contenter de ce que je te donnerai, et ne jamais venir me demander plus. Je te ferai ce cadeau avec un amour fraternel, mais demander plus ferait de nous des ennemis. Si j'accédais à des demandes ultérieures, je pourrais avoir l'impression que tu es thésauriseur et tu pourrais commencer à me mépriser et à convoiter mon royaume ; et si je te refusais plus, tu pourrais croire que je suis insensible et pas un véritable frère pour toi. Donc cela doit être définitif, dans nos intérêts respectifs.» «Si tu acceptes mes conditions, je te donnerai un lieu bien à toi, qui le restera pour toujours malgré les saisons.» «Qu'en dis-tu ?» Ulric réfléchit un long moment, examinant soigneusement les conditions de Taal. Enfin, il se décida. Les nuages de tempête disparurent, et il reprit sa forme préférée — un grand loup blanc argenté. «Très bien,» dit-il ; et sa voix était comme le hurlement d'une centaine de loups, «j'accepte tes conditions.» Alors Taal emmena Ulric à un endroit de son royaume où le sommet d'un rocher unique émerge de la forêt, pointant vers le ciel comme le doigt d'un dieu. «Voilà le lieu,» dit-il, «j'avais pensé me construire un temple ici, afin que les plus fervents de mes fidèles puissent prouver leur dévotion en montant jusqu'au sommet. Mais comme tu l'as demandé, je t'en ferai cadeau.» Ulric marcha autour du sommet et le regarda de tous côtés. Ensuite il frappa le rocher de son poing puissant, brisant le sommet et laissant un plateau de près de 260 hectares. «Cela constituera un bon emplacement pour un temple,» dit-il, «et sur ce rocher s'érigera une grande cité fortifiée, à l'abri de tous les ennemis. Les feux dans mon temple brûleront éternellement, et les hommes devront venir me chercher ici plus que n'importe où au monde.» «Merci, frère, je suis plus que satisfait de ton cadeau.» Et le temps passa. Les Humains de L'Empire trouvèrent le "Rocher du Coup de Poing" (ou Fauschlag dans leur langue), et construisirent sur son sommet une forteresse rocheuse et un temple imposant. Et, quand les temps furent révolus, la forteresse se transforma en cité ; et la cité fut nommée Middenheim — la Cité du Loup Blanc.
Informations tirées de « Middenheim la cité du Loup Blanc » _________________ Le temps des mortels touche à sa fin... |
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